juin 28, 2017

200 Ans au Service de l’Investisseur

Le titre et la mission d’agent de change trouvent leur origine dans le code Napoléon. Du début du XIXe siècle à la fin du XXe, l’agent de change était le seul opérateur agréé des opérations de bourse, tant en Belgique que dans d’autres pays européens. Cette exclusivité se justifiait par les exigences légales imposées aux agents de change : formation pointue, expérience approfondie, stricte déontologie, honorabilité, contrôles, sanctions en cas d’écart de conduite, …

Le législateur adressait ainsi un signe fort à l’épargnant, en l’assurant que l’agent de change était le financier de confiance par excellence, compétent, sérieux et responsable. À dater de la fin des années ’80, différentes réformes ont entraîné la disparition du métier d’agent de change en Europe. Les opérations en bourse ont été ouvertes aux sociétés de bourse et au secteur bancaire. Aux USA, le rôle traditionnel de l’agent de change a subsisté.

En Belgique, l’agent de change a perdu le monopole des opérations boursières, mais le titre a été maintenu, avec toutes les exigences qui y sont associées. Sous des formes nouvelles, l’agent de change perpétue une longue tradition de maîtrise des placements financiers.

L’agent de Change Dans le Monde

Historiquement, l’agent de change exécutait les ordres de bourse (achat ou vente) pour le compte de ses clients. En néerlandais, agent de change se traduit par «effectenmakelaar», et en anglais par «stockbroker», ce qui dans les deux cas signifie «courtier en titres». Plus communément l’anglais fait aussi référence au synonyme de «trader». L’italien utilise «agente di cambio», comme en français. Toutes ces appellations font référence au rôle de plaque tournante d’acteurs financiers joué par les agents de change.